Médiation et conflit familial

Médiation et conflit familial vont bien de pair, car la résolution du conflit se fonde sur les échanges et les sentis. Aussi, la médiation familiale se préoccupe particulièrement de préserver la qualité du lien affectif au sein du couple, et donc de la famille.

Cependant, lorsque les parties n’arrivent pas à s’entendre sur une issue à l’amiable, l’approche judiciaire fondée sur le droit s’impose.

Pour simple comparaison, dans le cadre d’une procédure en divorce par voie judiciaire, le juge se doit de répondre aux attentes des justiciables selon les règles du droit. L’affect étant relégué au second rang, le justiciable en sort parfois marqué pour le restant de sa vie par la décision de justice.

Dans le cadre d’un règlement à l’amiable, votre médiateur vous reçoit avec bienveillance dans un cadre apaisant. Vos échanges sont supervisés et orientés vers la solution. Ce contexte contribue à la restauration des échanges et à la résolution de ce qui oppose dans l’apaisement. Quelle que soit l’issue du conflit familial, la reconnaissance mutuelle peut s’avérer cruciale pour le devenir de chacun, surtout en présence d’enfants.

Chaque mode de résolution du conflit présente ses avantages et inconvénients. La médiation familiale présente certains avantages qui ne se trouvent pas dans l’approche judiciaire et vis vers ça. Ces différences perturbent parfois les parties au point de leur faire choisir le mode de résolution qui les arrange à court terme alors qu’elles ont peut-être conscience que l’autre mode est plus adapté à leur situation.

Pour simple exemple, si la voie judiciaire permet de s’éclipser derrière un avocat et éviter de se confondre avec son futur ex, cet avantage a un coût : Créer une animosité mutuelle et briser les ex – conjoints et enfants au plus profond d’eux – mêmes au point de pouvoir affecter pour de nombreuses années leur reconstruction.

C’est pourquoi, dans le feu de l’action, les parties doivent prendre du recul et s’interroger sur l’objectif principal de ce qu’elles entreprennent et ne pas s’en écarter par la suite.

En effet, je peux être tenté par obtenir gain de cause dans le partage des biens. Cependant, peut- être que de préserver l’équilibre de ma famille reste ma priorité. C’est pourquoi, je dois faire preuve de discernement et agir pour défendre ma cause avec le minimum d’éclaboussures involontaires.

D’un point de vue pratique, la médiation familiale s’avère plus légère à vivre que le judiciaire : 

  • Une sphère d’échanges à dimension humaine ‘’et non du droit’’
  • La fréquence des consultations et la vitesse de traitement du conflit sont adaptées à la sensibilité de chacun (et non en fonction des convocations au tribunal)
  • Moins de pression sociale
  • Un moindre coût

Ce que les médiés peuvent attendre de la médiation familiale :

  • Un soulagement émotionnel grâce à la liberté de parole
  • Pouvoir peut-être exprimer pour la première fois ce qui se joue en moi tout en étant écouté par l’autre
  • Rétablir le dialogue orienté vers la solution
  • La restauration relationnelle et prévention de sa dégradation
  • Ouvrir la voie vers l’apaisement grâce à la compréhension mutuelle
  • Changer son regard sur la situation
  • Envisager avec sérénité les solutions
  • Garder ma liberté dans ‘’le choix’’ des solutions qui me ressemblent
  • S’assumer face à leur situation sans se décharger sur le juge pour décider à leur place
  • Un assainissement relationnel pour l’avenir

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