Médiation 104: La thérapie du couple montre l'état d'esprit avec lequel les parties arrivent et celui avec lequel elles espèrent ressortir.

Médiation et thérapie du couple

I – Mise à profit, la crise ouverte contribue à la résilience du couple.

A. La crise du couple perturbe et reconsidère ses règles pour en poser des nouvelles.

Elle met en lumière les sous–jacents et souffrances des conjoints.
Sans avoir besoin de faire appel à la médiation et thérapie de couple, les conjoints pérennisent leur résilience par le partage émotionnel. 

B. Parmi ses besoins, l’humain a sa matérialité et ses ressentis.

Par le mariage, les conjoints s’engagent à se compléter aussi bien sur leurs émotions que sur tous les aspects de la vie.
Nous partageons aisément sur nos enfants, sur l’argent, les vacances, et sur tout ce qui nous est extérieur.

Par contre, nous partageons avec plus d’appréhension sur nos émotions et sur nos difficultés personnelles.

C. À défaut de se travailler sur le partage sentimental, cette lacune nous poursuit toute notre vie :

Au début et en cours de mariage, lors des rebonds de crise, pendant et même après le divorce.

II – Cela ressemble à quoi ?

Pour un même évènement, les sensibilités propres à chacun font que ses ressentis sont différents de ceux de son conjoint.

C’est à dire que le ressenti de l’un vu par l’autre est subjectif, et c’est dans la normalité des choses.

Cependant, de la qualité de ce partage émotionnel découle la nature de leurs liens affectifs.

Deux cas de figure :

III – Le partage sentimental s’opère : Les conjoints vont vers leur fusionnement

Chacun fait part de sa vibration intérieure à l’autre qui la considère.
Ce partage sous plusieurs angles finit par faire vibrer l’un par le ressenti de l’autre.
Le partage sentimental et l’esprit aimant tissent les liens solides du couple pour les rendre indélébiles.
À terme, les conjoints n’ont plus besoin de se parler pour se ressentir.
Même une vraie difficulté de couple (maladie lourde, perte de revenus) n’ébranlera pas son unicité, car d’aucun n’imagine vivre sans l’autre.

Chacun fait partie intégrante de l’autre et savoure ‘‘son entièreté’’ par l’autre.

IV – Un partage sentimental de moindre qualité alimente la crise du couple :

Même en présence d’une bonne entente, il manque aux conjoints le partage d’une partie importante d’eux-mêmes.
Leur union ne peut caractériser l’unicité.
Si les joies se manifestent en confiance, le partage de leurs souffrances intérieures se heurte à des blocages (peur de dévoiler son monde intérieur, quel sera sa réaction, cela va être mal pris).
Si l’entité du couple est bien présente, cette absence de partage sentimental empêche l’entière acceptation de l’autre dans sa différence.
Cette situation contribue à un cumul de frustrations et d’absence de communication.
Les ingrédients de la crise sont posés.

V – Médiation et thérapie du couple par la résilience :

Même en dehors de toute crise, tout conjoint se doit d’apprendre à partager ses sentiments et à considérer ceux de son conjoint(e).
À défaut, la complémentarité du couple est mise à mal.
Alors que de s’ouvrir émotionnellement entre conjoints n’est pas toujours facile, cette prouesse reste à la portée de tout un chacun.

Parlons déjà des obstacles à franchir :

  • Arriver à livrer ses émotions alors que je ne sais pas le faire.
  • Intéresser son conjoint à ses vibrations alors qu’il y est insensible.
  • Mettre en confiance son conjoint pour lui faire partager ses ressentis en retour.

VI – Instaurer un climat avenant et de confiance est un pré requis à ce partage.

Si le partage du ressenti de l’un par l’autre peut prendre du temps, le bénéfice de libérer la parole et de soulager leurs frustrations est plus vite atteint.
La crise favorise le partage émotionnel par les conjoints, c’est pourquoi il faut essayer d’en profiter pour amorcer cette approche et ne pas se suffire de la paix sociale.
À défaut, les blessures qui en résultent brisent les liens du couple.

Et c’est là que commence le piège :

Que le couple se maintienne ou non, les blessures ouvertes continuent de produire leurs souffrances.
Or, le meilleur moyen de les soigner reste souvent de les partager entre conjoints.
Les éternelles souffrances qu’endurent les divorcés sans ce partage émotionnel laissent entrevoir ce dont il s’agit.

VII – De la crise à la résilience

Si entreprendre volontairement ce partage dans un contexte difficile reste courageux, faire appel à votre Coach PNL et Médiateur familial ou à tout professionnel peut s’avérer salutaire.
Votre professionnel familial tend à traiter le conflit du couple, celui de la médiation humaniste fait particulièrement appel aux ressentis.
Ce qui lui donne toute sa pertinence dans la résolution de la crise du couple et dans sa résilience.
Le propre de votre conseiller est de contribuer à libérer la parole et à vous mettre au diapason.
Il est fréquent que les conjoints se trouvent ‘‘enfin’’ en situation d’oser s’exprimer du plus profond d’eux–mêmes.
Aussi, ils se surprennent à découvrir ‘‘pour la première fois’’ ce qui se vit en sourdine chez leur conjoint(e).
Or, du pouvoir de s’exprimer et d’écouter découle une acceptation de l’autre dans sa différence avec une reconnaissance et respect mutuel.
À condition que les conjoints maintiennent ce partage émotionnel, leur crise d’aujourd’hui les aura propulsé vers leur construction de demain.

À ce stade, nous sommes en voie vers la résolution du conflit et vers la thérapie du couple.